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Botanique

Le Bouleau (Betula pendula) ARBRE DE SURVIE POUR LES NORDIQUES
Il pousse spontanément et rapidement dans le Marais de la Superbe , il a très bien résisté aux coups de vent de décembre 1999 ; c'est un arbre pionnier comme les trembles, les aulnes, et les saules. Précoce il fructifie dès l'âge de dix ans ; dix mille graines pèsent un gramme, sachant qu'un bouleau adulte produit un kilo de graines, calculez le nombre de graines portées par le vent chaque année !
Arbre pionnier des régions froides et tempérées de l'Europe et de l'Amérique, nain dans la toundra du grand nord, il peut atteindre trente mètres dans de bonnes conditions climatiques. Facilement reconnaissable son écorce est blanche parce que les cellules de l'écorce se remplissent d'air avec le temps, elle se desquame horizontalement, elle est imputrescible.  Ses branches fines se balancent dans le vent, les petites feuilles triangulaires miroitent au soleil, les fleurs regroupées en chatons apparaissent au printemps.

La plupart des parties du bouleau sont utilisables.
Le bois au grain fin est utilisé en ébénisterie (tournage et déroulage). Il donne des meubles et des parquets en bois très clair, d'une blondeur scandinave. Se cintrant facilement les nordiques l'utilisent en tonnellerie et en font des harts.C'est un très bon bois de brûlage pour chauffer les fours à pain ou à pizza. (le nom de boulanger est-il dérivé de bouleau ?)
La sève, fermentescible, riche en sucres, sert à fabriquer une boisson alcoolisée, pétillante et rafraîchissante que l'on peut comparer à notre champagne.
Les russes distillent le bois et l'écorce de bouleau pour en extraire un goudron très odorant avec lequel ils imperméabilisent leurs cuirs ; le parfum « cuir de russie » vient de là. Ces goudrons étaient déjà utilisés par les hommes préhistoriques pour calfeutrer leurs barques ; les Gaulois le nommaient « bitumen ».
Les Indiens du canada utilisent l'écorce du bouleau (bouleau à papier en français et canoe birch en anglais) pour fabriquer des canoés parce qu'elle est imputrescible ; c'est la résine qui rend l'écorce imputrescible. Les peuples vivant loin de notre société hyper industrialisée préparent avec l'écorce de bouleau des vanneries, des couvertures, des torches éclairantes, des filets et des cordes. Il faudra y penser quand nous aurons consommé tout notre fer et tous les hydrocarbures ! Remarquons que les bouleaux semblent mal réagir à trois années de canicules ou peut-être à l'élévation de la moyenne de la température car beaucoup de jardiniers déplorent la mort de nombreux bouleaux.
Autrefois la suie de bouleau servait à faire de l'encre d'imprimerie, elle permet d'allumer le feu même sous la pluie ; les feuilles donnent des teintures riches et variées.

Le bouleau est aussi très présent dans la pharmacopée.
L'écorce de bouleau jaune (Betula lenta ) est distillée et produit une essence composée surtout de salicylate de méthyle qui soulage les douleurs rhumatismales ; il faut l'employer en friction légère car elle est toxique à forte dose.
Les feuilles de bouleau contiennent des flavonoïdes aux propriétés diurétiques et dépuratives, aussi les phytothérapeutes préconisent une préparation à base de feuilles de bouleau pour soulager les rhumatismes et la goutte. Les feuilles se récoltent en juin. Nous pouvons faire des cataplasmes de feuilles de bouleau sur les reins pour réduire les lumbagos ou tout autre région douloureuse. Il suffit d'enfermer des feuilles fraîches dans un linge fin et le poser sur la zone atteinte.
L'huile essentielle de feuilles de bouleau a des propriétés antiseptiques et cicatrisantes qui permettent de soigner les affections cutanées.
Sève, jus, eau de bouleau du mois de mars :Cette cure dépurative favorise l'élimination des toxines de l'organisme, elle est très efficace au printemps. La sève de tous les bouleaux est douce et sucrée, elle est comestible : dans l'écorce de bouleau, percez un trou de moins d'un cm. de profondeur avec une mèche à bois de 10mm de diamètre; le canal ainsi constitué doit être plus haut vers l'intérieur du tronc, de manière à favoriser l'écoulement de la sève vers l'extérieur. Après avoir retiré les copeaux de bois du trou, installez une petite gouttière (une paille par exemple) et suspendez un récipient en verre ou en céramique sous la gouttière. Vous récoltez et buvez la sève pendant huit à dix jours puis vous rebouchez soigneusement avec un tourillon sec. Il faut boire cinq verres à vin de sève par jour.

Le Tilleul sauvage (Tilia sylvestris)
Le tilleul est présent dans toute l'Europe, essentiellement dans le Nord, surtout en Russie où il est très abondant. Commun dans les bois, il l'est aussi dans les parcs et les jardins, où il est souvent planté pour son ombrage. Les anciens faisaient des cordes avec la seconde écorce. C'est un bois facile à sculpter ( jouet, bobine, ruche). C'est un mauvais combustible. On utilise l'aubier de tilleul pour soigner les calculs rénaux. Il faut attendre le 18 ième siècle pour que les propriétés calmantes des fleurs soient reconnues et que leur infusion devienne un grand classique de la médecine familiale. On obtient une farine verte en broyant les feuilles séchées.
Le tilleul est un arbre de 15 à 20 m. de haut aux formes régulières. Son tronc devient très large en vieillissant, le plus gros de France, celui d'Ivory, mesure 15 m . de circonférence. Les feuilles couvertes de petits poils dorés produisent, sous l'action de piqûres d'acariens, une miellée récoltée par les abeilles. Les fleurs regroupées par 4 à 7 sont suspendues à l'extrémité d'un long pédoncule soudé à une bractée en forme d'aile. C'est elle qui permettra à la graine de s'envoler loin du pied mère.
Le tilleul accepte l'ombre comme le plein soleil et supporte à la fois les grands froids et les fortes chaleurs. Il préfère les sols calcaires.
Plusieurs espèces et cultivars sont proposés pour le jardin. Le tilleul à grandes feuilles(Tilia grandifolia) est une espèce de montagne ; Le tilleul de Hollande (Tilia x.intermedia) est le résultat du croisement du tilleul sauvage et du tilleul à grandes feuilles. Le tilleul argenté (Tilia argentea) est reconnaissable à ses feuilles recouvertes d'un duvet blanchâtre.

L'aulne glutineux (Alnus glutinosa) AUNELLE VERGNE
Les habitats naturels de l'aulne sont les tourbières, les bords de ruisseau ou de rivières et tous les terrains détrempés et humides de l'Europe de l'Espagne à la Sibérie. La grande spécificité de l'aulne est son bois pratiquement imputrescible. C'est grâce à lui que Venise existe, toute la ville repose sur des millions de pieux d'aulnes serrés les uns contre les autres. C'est avec son bois que l'on confectionne les sabots, des jouets mais il est peu solide à l'air. Riche en tannin, son écorce sert encore au tannage des peaux qui deviennent rouges. Sa sciure est la meilleure pour fumer les poissons et les viandes.
L'aulne glutineux peut atteindre 30m. de haut. De port pyramidal, à cime conique et à tronc droit, il pousse très vite, mais vit rarement plus de deux cent ans. Ces feuilles rondes et dentées restent vertes jusqu'à leur chute en automne, elles sont couvertes sur le dessous d'une sorte de résine poisseuse.( glutineux). Les fleurs mâles et femelles distinctes en chatons différents sont suivies de petits cônes de la grosseur d'une noisette. Ces fruits appelés strobiles, sont composés d'écailles qui à maturité s'écartent et laissent tomber les graines.
C'est un combustible qui brûle très vite, il est recherché par les boulangers.
De tous temps cet arbre a été associé aux maléfices car son bois une fois coupé, vire au rouge sang au contact de l'air. La légende dit qu'il commence à pleurer des larmes de sang dès qu'on parle de l'abattre.
On trouve l'aulne blanc ou des montagnes ( alnus incana )  en petite montagne; l'aulne vert ( alnus veridis ) en haute montagne ainsi que l'alnus cordata et l'alnus suaveolens Reqiem cantonné à la Corse.

Le Frêne commun (Fraxinus excelsior)
Le frêne croit spontanément dans toute l'Europe sauf en région méditerranéenne. Il est communs dans les endroits frais et profonds, dans les bois , au bord des cours d'eau.
Dans les pays nordiques il est un arbre mytique qui communique avec les puissances souterraines par ses racines et avec le ciel par sa haute ramure et son tronc abrite le tribunal des dieux.
Il peut atteindre 40m. Sa floraison à lieu de Mars à Mai, le vent se chargeant de transporter le pollen. Certaines années il donne des fleurs mâles, d'autres années des fleurs femelles, quelques fois les deux ; il est le symbole des individus qui changent de sexe. Les fruits sont des samares : graine munie d'une ailette ; il passe pour être aphrodisiaque, les galettes de graines de frêne rendraient ces messieurs plus vaillants envers les dames et empêcheraient les filles de s'endormir.
Le frêne est une plante médicinale : depuis toujours les feuilles et l'écorce de frêne améliore les rhumatismes, la raideur articulaire et la goutte. On peut aussi préparer une boisson rafraîchissante à base de feuilles de frêne fraîches, de feuilles de cassis et de chicorée en grain ainsi que de jus de citron , la frênette

FRENETTE : faites bouillir pendant 30mn. A feu doux 60g. de feuilles fraîches de frêne et 30 g . de feuilles de cassis dans 8 l . d'eau, avec une petite poignée de chicorée en grains. Laissez infuser. Faites fondre 300 gr ; de sucre et 200g ; de miel dans 2l. d'eau bouillante. Filtrez la décoction, ajoutez le sirop,é pincées de levure fraîche et 3 jus de citron. Laissez macérer et en fin de fermentation (une à deux semaines) mettez en bouteilles étanches. Boire au bout de 8 jours.

Le Peuplier noir (Populus nigra)
Le peuplier noir est présent presque partout en Europe, surtout dans les régions méditerranéennes, où il affectionne le bord des cours d'eau. Il pousse en montagne jusqu'à 1800m. d'altitude. Le peuplier à d'abord été exploité pour se propriétés médicinales. Sa résine servait à préparer une pommade recommandée contre les brûlures ; ses bourgeons, des infusions fébrifuges et des macérations calmant la toux et les bronchites. Aujourd'hui, les peupliers sont cultivés pour leur bois : on en fait des allumettes, du contreplaqué et de la pâte à papier.
Le peuplier est un arbre de 30m. de haut, à croissance rapide ;Son port est élancé, les pieds mâles étant plus fins que les pieds femelles. Les feuilles ovales, jaunes au printemps, deviennent vertes en été, puis à nouveau jaunes à l'automne ; Les peupliers sont très visités par les abeilles, car elles récoltent leur abondante résine pour en faire de la propolis. Les fruits entourés d'une houppe duveteuse, sont regroupés en chatons. A maturité ils sont emportés par le vent.
Les peupliers aiment avoir les pieds dans l'eau, acceptant les sols lourds et froids, et ont besoin de lumière et d'espace. On les multiplie facilement par bouture : il suffit de planter, en automne ou en hiver, des morceaux de tiges de 30 cm . Directement dans le sol pour obtenir de nouveaux plans.Le peuplier d'Italie est une variété du peuplier noir qui forme un fuseau très étroit, s'élevant jusqu'à 40 m . Tous les peupliers d'Italie sont issus d'un seul individu ; ils sont tous mâles et ne peuvent donc être reproduits que par boutures.

Le Pin sylvestre (Pinus sylvestris)
On rencontre ce pin en Europe, de la Sibérie au sud de l'Espagne ; il est présent aussi en Asie, où il occupe les zones montagneuses jusqu'à 1600 m . d'altitude. Depuis toujours, on a utilisé le pin sylvestre à des fins médicinales. Dans un premier temps on récolta les bourgeons, la résine, les feuilles et l'écorce pour en faire des infusions et des décoctions. Plus tard on distilla la résine pour obtenir de l'essence de térébenthine et de la colophane. Par combustion du bois, on obtint également des poix et des goudrons végétaux, tous utilisés pour soigner les maladies de poitrine.
Le pin sylvestre peut atteindre 40m. de haut et vivre plus de 600 ans. Jeune, il a un port élancé et conique ; en vieillissant, il cesse de s'élever et étale sa ramure en forme de dôme. Ses feuilles sont des aiguilles fines, groupées deux par deux. A partir de la dixième année apparaissent des cônes de 3 à 7 cm . de long, ovoïdes et gris-vert, qui deviennent bruns en mûrissant.
Le pin sylvestre est un arbre des zones sèches et chaudes, qui préfère les terrains acides. Il a besoin de lumière et ne craint pas le froid.
Les pépiniéristes proposent de nombreux cultivars : 'Aurea' au feuillage doré en hiver, 'Edwin Hillier' aux aiguilles d'un bleu argenté, 'Waterei' ne dépassant pas les 4m. de haut, 'Beuvronensis' et 'Globosa Viridis' qui restent des arbustes de 1 à 2m. de haut.

Le Sapin de Douglas (Pseudotsuga menziesii)
Ce n'est ni un pin ni un sapin mais un des huit pseudotsugae existant en Amérique et en Asie.
Le sapin de Douglas est originaire de Vancouver et forme de grandes forêts en bord de mer et jusqu'à 2000 m. d'altitude, de la Colombie Britannique à la Californie du Sud. Il porte le nom de David Douglas qui en 1827 en fit parvenir des graines à Londres. Ce botaniste est à l'origine de l'introduction de nombreux conifères qui ornent aujourd'hui les parcs d'Europe. On lui doit l'implantation du sapin noble (Abies nobilis) et du thuya de l'Ouest (Tsuga heterophylla)
Le sapin de Douglas atteint rapidement 70 m. de haut, et même 100 m . dans son pays d'origine. Il vit plus de 500 ans. L'arbre ressemble au sapin pectiné, mais en diffère par ses aiguilles sans bandes blanches sur le dessous et ses cônes pendants, formés d'écailles minces, bordées de trois petites pointes caractéristiques. Son écorce est souvent parcourue de petites ampoules remplies de résine.
Planté en France à partir de 1842, la rapidité de sa croissance a fait du sapin de Douglas l'un des conifères les plus employés en France. Il est utilisé après traitement pour la menuiserie immergé. Son bois n'a pas de nœud ni de défaut. Il a besoin de lumière, ainsi que d'une terre humide bien drainée et non calcaire.
Pour les petits jardins ou ceux qui ont un sol sec, les pépiniéristes proposent le Douglas bleu ou Douglas du Colorado. Cet arbre est une sous-espèce du sapin de Douglas qui pousse dans les Montagnes Rocheuses et au nord du Mexique. Sa taille en Europe ne dépasse pas les 10 m . et ses aiguilles sont bleutées.

Le Parrotia de Perse (Parrotia persica)
A l'état sauvage, c'est au nord de l'Iran que pousse cet arbre. I l fut découvert par M.Parrot, en 1834  lors d'une ascension du Mont Ararat; le parrotia forme de grandes forêts sur ses pentes, souvent en compagnie de charmes. Rattaché à la famille des hamamélis, il constitue à lui seul le genre Parrotia, nom donné en mémoire de son découvreur. Rapporté en Europe, le parrotia est aujourd'hui planté dans beaucoup de jardins et de parcs pour la magnifique couleur de son feuillage et son port si particulier.
En Iran, il forme un arbre de 20 m ; de haut. Ailleurs, il ne dépasse pas 12m.. De son tronc épais et gris se détachent, avec l'âge, des lambeaux d'écorce, laissant apparaître des zones jaunes et beiges. Les fleurs qui apparaissent avant les feuilles sont minuscules et ressemblent à des araignées ; elles sont blanches et exhalent un parfum d'amande. Les fruits sont des capsules jaunes. Les feuilles vert sombre sur le dessus et vert clair sur le revers sont ponctuées de poils soyeux ; A l'automne, le feuillage passe du vert au jaune, puis à l'orangé, pour finir au rouge vif. Ce changement ne se fait pas en même temps pour toute la frondaison, ce qui donne à l'arbre un aspect multicolore d'une très grande beauté.
Bien que les gelées printanières puissent endommager la floraison, le parrotia est un arbre parfaitement rustique. Il affectionne une situation plein soleil, une terre riche et profonde, de préférence acide, qui donne des couleurs automnales plus vives.
Le bois du parrotia est très dense, si lourd qu'il ne flotte pas et que les haches ne parviennent pas à le fendre, c'est la raison pour laquelle il est appelé « arbre de fer ».

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LECTURES

    Si vous aimez la nature et jardiner mais aussi lire vous pouvez vous lancer dans la lecture de ces livres édités dans le format livre de poche.

L'ANNEE DU JARDINIER écrit par Karel Capek, écrivain tchèque du début du siècle précédent, dont l'humour et les connaissances techniques nous ont ravi.

Extrait :
« un melon provenant du jardin d'à côté vint pousser chez moi, et il devint si énorme –un vrai melon de Canaan, un melon record – qu'il suscita l'admiration de toute une série de publicistes, de poètes et même de professeurs d'université, qui ne parvenaient pas à comprendre comment un fruit si gigantesque avait pu passer à travers les barreaux de la palissade ….. »

L' almanach plein d'émotion et de poésie d'un jardinier oeuvrant à mille km de chez nous et pourtant si semblable .
Edité chez 10/18 domaine étranger, n°3142

LA SAGA DE YOUZA de Youozas Baltouchis, un roman exceptionnel se déroulant en Lituanie qui nous relate l'histoire d'un paysan face aux russes blancs, aux bolchéviks, puis aux fascistes. Magnifique étude sociologique et description inégalée des marais lituaniens.

Extrait :
Le marais « soupirait alangui comme une fille nubile qui se dore au soleil à demi assoupie. D'un bord à l'autre bord se répandaient les effluves camphrés de la lède surchauffée, l'âcre sueur du drosera et l'odeur sure de l'eau rouille des boires entre les touradons. Le bec fourré dans la fraîcheur de la canneberge rampante, les hérons se taisaient… »

Edité chez Pocket n°4075

LES ENFANTS DE LA TERRE de JEAN M. AUEL

Paru dans le livre de poche chez Pocket
Ce roman comporte cinq tomes :
-le clan de l'ours des cavernes
-la vallée des chevaux
-les chasseurs de mammouths
-le grand voyage
-le retour d'Ayla

Cinq livres très bien documentés sur la faune et la flore préhistoriques, sur la technologie de l'homme de Néandertal et sur celle de l'homme de Cro-Magnon, notre ancêtre direct. Cette écrivain américaine a travaillé dans des chantiers de fouilles en Dordogne, elle a séjourné en Europe et participé à des colloques sur la préhistoire, c'est se qui rend ses récits si réalistes.

Elle nous conte les voyages et rencontres d'une enfant puis d'une adolescente qui recherche son clan dans l'Europe de l'ouest. Par ces récits, elle nous fait prendre conscience du haut degré d'intelligence dont on dû faire preuve nos ancêtres pour s'adapter à des milieux souvent hostiles.

NB : l'héroïne et son compagnon découvrent entre autre l'amour aussi ces romans ne sont à mettre qu'entre les mains de lecteurs déjà informés sur ce sujet.

Extrait :
« Les chasseurs n'étaient pas les seuls à subvenir aux besoins du clan. Les femmes y participaient pour une grande part, et de manière plus constante. En dépit de leurs fardeaux, elle se livraient à la cueillette tout en marchant, déterrant avec dextérité des racines en quelques coups de leurs rustiques bâton à fouir, dégageant sans presque ralentir le pas les tendres bulbes d'un parterre de lis ou de racines de massettes qu'elles arrachaient dans l'eau des marais.

Sans l'errance à laquelle le clan se voyait contraint, les femmes se seraient fait un devoir de repérer le lieu où poussaient ces plantes, afin d'y retourner plus tard, à la floraison, afin d'y cueillir les pousses tendres. Plus tard elles auraient confectionné des galettes en mélangeant le pollen jaune à la fécule obtenue à partir de vieilles racines. Une fois les sommités les sommités des plantes séchées, elles en auraient recueilli la bourre et auraient fabriqué des paniers avec les feuilles les plus dures et les tiges. Pour l'instant elles ramassaient ce qu'elles pouvaient, ne laissant presque rien échapper : les jeunes pousses et les feuilles tendres du trèfle, la luzerne, le pissenlit, les chardons, débarrassés de leurs épines avant d'être cuits, et les baies et fruits précoces qui se présentaient……. »

Jardin bio: Les promenades

Quand on pratique toujours la même promenade on peut tenir un cahier d'observation ou l'on noter par exemple les zones d'orchidées, l'état des terriers, l' émergence des animaux hibernants, les migrations de batraciens, l'apparition des papillons, les niveaux de l'eau, ect …
Ces remarques soigneusement notées peuvent intéresser les associations naturalistes ; elles peuvent même vous fournir des dossiers d'enquêtes.
Si vous voulez découvrir votre région n'hésitez pas à contacter les associations des amateurs de nature. Il y a des associations ornithologiques, entomologiques (insectes), mammalogiques (mammifères), herpétologiques (reptiles et amphibiens), botaniques, sociétés de paléontologie et amateurs de vieilles pierres……..
Vous pouvez obtenir leurs coordonnées en contactant la DIREN (direction régionale de l'environnement) ou sur internet par www.environnement.gouv.fr suivi du nom de la région.
La FNE (France nature environnement) regroupe les associations françaises de protection de la nature.
La LPO www.lpo.fr est présente dans toute la France.

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© Le Clos de Saint Saturnin 2010.
Conception et réalisation : Arnaud Villeroy